Glossaire
Parce que les mots ont leur importance et du sens. On a listé ici tous ceux qui pourraient vous être utiles.
Un allergène est une substance susceptible de provoquer une réaction allergique chez certaines personnes sensibles, notamment au niveau de la peau. En parfumerie et en cosmétique, ce terme désigne certaines molécules odorantes naturellement présentes dans les matières parfumées, ou utilisées dans les compositions.
Dans l’Union européenne, la réglementation impose que certains allergènes parfumants soient mentionnés sur l’étiquette des produits cosmétiques lorsqu’ils dépassent certains seuils dans le produit fini :
0,001 % pour les produits non rincés (parfums, crèmes, lotions)
0,01 % pour les produits rincés (savons, gels douche, shampoings)
Parmi les allergènes parfumants les plus connus figurent par exemple :
Limonene
Linalool
Citral
Geraniol
Eugenol
Ces molécules sont très souvent naturellement présentes dans les huiles essentielles et les extraits végétaux.
La mention de ces substances sur l’étiquette ne signifie pas que le produit est dangereux : elle permet simplement d’informer les personnes susceptibles d’y être sensibles, conformément à la réglementation européenne.
Ce qui provoque une réaction chez certaines personnes peut être parfaitement toléré par la majorité. Tout comme le pollen, le lactose, le gluten ou les fruits à coques.
Molécule dérivé
Nom masculin. Extrait aromatique obtenu par extraction végétale avec un solvant organique (généralement hexane) produisant d'abord une concrète, puis une absolue après extraction alcoolique. Origine : naturelle. Exemple : absollue de Jasmin (Jasminum grandiflorum)
Construction olfactive résultant de l'association de plusieurs matières odorantes produisant une perception spécifique. Origine : naturelle, synthétique ou mixte.
Nom masculin. Des molécules utilisées pour leur effet olfactif puissant, lumineux, brillant et légèrement savonneux. Ces molécules ont joué un rôle majeur dans la parfumerie moderne, notamment dans les compositions florales abstraites du début du XXᵉ siècle. Chanel numéro 5 né en 1921 en est le parfum le plus mythique. Origine : synthétique.
L'ambre en parfumerie ne correspond pas à la résine fossile ambre en minéralogie. Il s'agit d'un accord olfactif aux tonalités chaudes, balsamiques, vanillées. Origine : naturelle ou synthétique.
Nom masculin. Substance cireuse produite dans l’intestin du cachalot (Physeter macrocephalus) et rejetée en mer. Elle résulte d’une transformation lente de certains composants alimentaires du cétacé. Après oxydation et vieillissement en mer, l’ambre gris développe une odeur complexe ambrée, animale et marine. Historiquement très prisé comme fixateur en parfumerie, il est aujourd’hui presque entièrement remplacé par des molécules synthétiques. Origine : synthétique. L'origine naturelle (animale) est extrêmement rare en raison de la réglementation en Europe.
Adjectif. Une famille olfactive caractérisée par des notes évoquant l’odeur du bois, de l’écorce ou de certaines racines aromatiques. Les accords boisés reposent souvent sur des matières premières naturellement riches et peu volatiles, issues du bois (comme le santal ou le cèdre) ou des racines de plantes aromatiques (le patchouli). Les parfums boisés ont longtemps été associés aux parfums masculins dans la parfumerie occidentale. Origine : naturelle ou synthétique.
Dans la structure d’un parfum, la base correspond aux notes de fond, c’est-à-dire aux matières les moins volatiles de la composition. Elles apparaissent après les notes de tête et de cœur et persistent le plus longtemps. La base donne profondeur, tenue et caractère au parfum. Elle est souvent constituée de matières naturellement plus persistantes. Lorsque les notes les plus volatiles se dissipent, c’est la base qui reste perceptible et signe durablement la composition.
Une famille olfactive évoquant l’odeur du cuir, caractérisée par des notes sèches, fumées, boisées ou légèrement animales. Ces accords suggèrent l’odeur des peaux travaillées, des selleries ou du cuir chauffé par le soleil. Historiquement, l’odeur cuirée en parfumerie trouve son origine dans les techniques de tannage et de parfumage des gants de cuir au XVIᵉ siècle, notamment à Grasse, où l’on parfumait les gants avec des matières aromatiques pour masquer l’odeur des procédés de traitement des peaux. Les parfums cuirés comptent parmi les styles les plus distinctifs et structurés de la parfumerie classique. Les ingrédients cuirés d'origine animale sont dorénavant interdits en Europe.
Le concentré ou concentré de parfum constitue la partie olfactive d’un parfum avant dilution dans un support. Ce concentré est élaboré par le parfumeur à partir d’un assemblage de matières premières naturelles, synthétiques ou d’origine naturelle, telles que des huiles essentielles, des absolus, des résines, des molécules aromatiques ou des bases parfumées. Le concentré représente donc l’essence même du parfum, sa structure olfactive. La proportion de concentré utilisée dans la formule finale correspond à ce que l’on appelle la concentration du parfum. Le concentré est généralement très puissant et rarement utilisé pur, car sa richesse en molécules odorantes le rend souvent trop intense pour une utilisation directe. Origine : naturelle ou synthétique.
Nom féminin. La concentration désigne la proportion de composé parfumant présente dans une formule finie. En parfumerie alcoolique, elle sert à situer un parfum dans une grande famille d’usage, de la plus légère à la plus intense : eau de Cologne, eau de toilette, eau de parfum ou extrait de parfum. Les fourchettes souvent citées donnent un repère utile, mais elles ne constituent pas des catégories réglementaires strictes : elles varient selon les maisons, les marchés et les styles de formulation. Pour les parfums d’intérieur, la notion de concentration existe également, mais elle ne se lit pas de la même façon selon le support. Un diffuseur à tiges, un spray d’intérieur ou une bougie parfumée ne diffusent pas le parfum selon les mêmes mécanismes. À titre indicatif, on rencontre souvent des concentrations plus élevées dans les diffuseurs que dans les vaporisateurs d’intérieur, mais ces valeurs restent très variables d’une formule à l’autre. Surtout, la concentration ne suffit pas, à elle seule, à prédire la qualité, la puissance ou la tenue d’un parfum. À pourcentage égal, deux compositions peuvent avoir une présence très différente selon la nature des matières premières, leur volatilité, leur puissance olfactive propre, l’équilibre de la formule et le mode de diffusion. En d’autres termes, un chiffre élevé ne garantit pas, à lui seul, un parfum plus fin, plus durable ou plus élégant.
Adjectif. Une famille olfactive structurée autour d’un accord contrasté associant fraîcheur hespéridée, cœur floral et fond boisé-mousseux. Cette famille est née du parfum Chypre créé par Francois Coty en 1917. Aujourd’hui, l’usage de la mousse de chêne est fortement limité par la réglementation européenne en raison de certains allergènes naturels. Les parfumeurs utilisent donc souvent des substituts ou des accords reconstitués pour recréer l’effet chypré. Origine : naturel ou synthétique.
Nom féminin. Une technique d’extraction utilisée pour obtenir certaines matières odorantes à partir de plantes aromatiques. Elle consiste à faire passer de la vapeur d’eau à travers une matière végétale (fleurs, feuilles, bois, racines ou résines). Sous l’effet de la chaleur, les composés aromatiques volatils se libèrent, sont entraînés par la vapeur puis condensés et récupérés sous forme liquide. Après condensation, le mélange obtenu se sépare naturellement en deux phases :
l’huile essentielle, qui contient les composés aromatiques hydrophobes
l’hydrolat (ou eau florale), qui retient les molécules hydrosolubles.
La distillation est l’une des méthodes d’extraction les plus anciennes et reste aujourd’hui largement utilisée pour produire des huiles essentielles destinées à la parfumerie, à la cosmétique ou à l’aromathérapie. Elle est particulièrement adaptée aux plantes riches en molécules volatiles relativement stables à la chaleur, comme la lavande, le patchouli ou le vétyver. Certaines fleurs comme le jasmin ne supportent pas en revanche la distillation.
Nom masculin. Au sens général, il désigne un territoire, un champ d’activité ou un univers particulier dans lequel s’exerce une pratique, un savoir-faire ou une expertise. Dans le langage de la maison et de l’art de vivre, le terme évoque également un lieu ou un espace auquel on accorde une attention particulière, où se déploient des gestes, des usages et une certaine manière d’habiter. Par extension, un domaine peut aussi désigner un univers de création, c’est-à-dire un ensemble cohérent de pratiques, de valeurs ou de sensibilités. Origine du mot : du latin dominium, qui signifie « propriété » ou « autorité sur un lieu ». Dans la tradition française, le mot domaine est souvent associé à des univers où le savoir-faire et le temps long jouent un rôle central, viticulture, gastronomie, artisanat ou la parfumerie.
L’enfleurage est une ancienne technique d’extraction utilisée en parfumerie pour capter l’odeur de certaines fleurs particulièrement fragiles et délicates, dont les molécules aromatiques supportent mal la chaleur de la distillation.
Le procédé consiste à déposer des fleurs fraîches sur une matière grasse neutre, autrefois de la graisse animale purifiée, étalée sur des plaques de verre appelées châssis. Les composés odorants des fleurs sont progressivement absorbés par la graisse. Les fleurs sont ensuite remplacées plusieurs fois jusqu’à saturation du support gras.
La graisse parfumée obtenue, appelée pommade, est ensuite lavée à l’alcool afin d’en extraire les molécules aromatiques, ce qui permet d’obtenir un absolu. Aujourd’hui, l’enfleurage est presque entièrement abandonné dans l’industrie.
Selon la nature de la plante et la fragilité de ses molécules aromatiques, plusieurs techniques d’extraction peuvent être employées. Les principales sont :
distillation à la vapeur d’eau, utilisée pour produire de nombreuses huiles essentielles (lavande, patchouli, vétiver, cèdre)
expression à froid, employée principalement pour les zestes d’agrumes comme la bergamote, le citron ou l’orange
extraction au solvant, qui permet d’obtenir des concrètes puis des absolus à partir de fleurs délicates comme le jasmin, la tubéreuse ou la rose
extraction au CO₂ supercritique, technique plus récente permettant d’obtenir des extraits très fidèles à l’odeur naturelle de la plante.
Le choix de la méthode dépend des caractéristiques de la matière végétale : certaines plantes supportent la chaleur de la distillation, tandis que d’autres, plus fragiles, nécessitent des procédés plus doux pour préserver leurs molécules aromatiques. L’extraction des matières parfumées est unsavoir-faire ancien, perfectionné au fil des siècles.
Origine des matières obtenues : naturelle.
Nom féminin. Une essence désigne un extrait aromatique naturel obtenu à partir d’une plante, le plus souvent par expression mécanique à froid des zestes d’agrumes. Cette technique consiste à presser l’écorce du fruit pour libérer les composés odorants contenus dans les petites glandes situées dans le zeste. Les essences sont donc principalement associées aux agrumes du genre Citrus, dont les arômes sont riches en molécules très volatiles responsables de notes fraîches, lumineuses et pétillantes. À ne pas confondre avec l’huile essentielle, qui est obtenue principalement par distillation à la vapeur d’eau. Dans le cas des agrumes, l’extrait aromatique obtenu par expression est traditionnellement appelé essence d’agrume. Origine : naturelle
L’expression à froid est une technique d’extraction mécanique utilisée pour obtenir certaines matières odorantes naturelles, principalement les essences d’agrumes. Elle consiste à presser ou à broyer l’écorce du fruit afin de libérer les composés aromatiques contenus dans les petites glandes présentes dans le zeste. Contrairement à la distillation, cette méthode n’utilise pas de chaleur. Les molécules odorantes sont extraites par pression mécanique puis séparées du jus et des fragments végétaux par filtration ou centrifugation. L’expression à froid est particulièrement adaptée aux fruits du genre Citrus, dont les composés aromatiques sont concentrés dans la peau du fruit. Cette méthode permet de préserver la fraîcheur et la vivacité caractéristiques des agrumes, dont les molécules aromatiques sont particulièrement volatiles et sensibles à la chaleur.
Les parfumeurs utilisent ce terme pour décrire et analyser les différentes impressions olfactives qui composent une fragrance. Parler de facettes revient ainsi à observer les multiples aspects sensoriels d’une odeur, un peu comme les différentes surfaces d’une pierre taillée révèlent la lumière sous plusieurs angles. Le mot est emprunté au vocabulaire de la gemmologie, où une facette désigne chacune des surfaces polies d’une pierre précieuse.
Nom féminin. Une composition odorante destinée à parfumer un produit ou un espace. Du latin fragrantia, qui signifie « odeur agréable » ou « parfum ». Il s’agit généralement d’un mélange de matières parfumées élaboré par un parfumeur afin de créer une signature olfactive particulière. Une fragrance peut être utilisée dans différents types de produits :
parfums pour la peau (eau de toilette, eau de parfum, extrait)
parfums d’intérieur (sprays, diffuseurs, bougies)
produits cosmétiques ou d’hygiène (savons, crèmes, shampoings).
Adjectif. Famille olfactive construite autour d’un accord delavande, coumarine et mousse de chêne, souvent enrichi de notes hespéridées, aromatiques ou boisées. Elle tire son nom de Fougère Royale, créé par Paul Parquet pour Houbigant en 1882. Contrairement à ce que son nom suggère, elle ne reproduit pas l’odeur d’une fougère, mais une sensation de fraîcheur verte et structurée.
Nom féminin. Une famille olfactive désigne un ensemble de parfums construits autour d’un même registre dominant et partageant une architecture sensorielle comparable. Elle permet de classer les créations selon leurs grandes tonalités — florales, boisées, fraîches, ambrées, etc. — et d’en faciliter la lecture.
La classification traditionnelle distingue généralement sept grandes familles :
hespéridée
florale
fougère
chyprée
boisée
cuirée
ambrée (souvent appelée orientale)
Cette classification reste un outil de lecture, non une science exacte : de nombreux parfums contemporains se situent à la croisée de plusieurs familles et mêlent plusieurs registres olfactifs.
Adjectif. Une famille olfactive construite autour de l’odeur des fleurs. C’est l’une des familles les plus vastes et les plus anciennes de la parfumerie, car elle réunit aussi bien des compositions centrées sur une seule fleur que des bouquets plus complexes. Les parfums floraux peuvent évoquer une fleur précisse, on parle alors de soliflore, ou associer plusieurs matières florales dans un même accord. Certaines matières florales existent sous forme d’huiles essentielles, d’absolus ou de résinoïdes naturels. D’autres fleurs sont impossibles ou très difficiles à extraire fidèlement ; leur odeur est alors reconstituée en laboratoire à l’aide de molécules synthétiques ou d’accords. C’est le cas, par exemple, du muguet, du lilas ou de la figue, dont l’odeur emblématique en parfumerie est une création de parfumeur, et non un extrait naturel exploité tel quel.
Adjectif. Une famille olfactive construite autour des agrumes (citron, mandarine, orange, bergamote), dont les notes sont fraîches, pétillantes et lumineuses. Ces matières proviennent principalement e naturel des zestes de fruits du genre Citrus et sont généralement obtenues par expression à froid (pression mécanique du zeste), une technique qui permet de préserver leurs composés aromatiques. Les notes hespéridées apparaissent presque toujours dans les notes de tête des parfums, car les molécules qui les composent, notamment les terpènes comme le limonène, sont très volatiles. Cette famille olfactive est historiquement associée aux eaux de Cologne, célèbres pour leur fraîcheur et leur légèreté. Le terme « hespéridé » vient du jardin mythologique des Hespérides, dans la mythologie grecque, où poussaient des arbres aux fruits d’or souvent assimilés aux agrumes. Origine : naturelle ou synthétique.
Nom féminin. Une huile essentielle est un extrait aromatique naturel et volatil obtenu à partir d’une plante aromatique, le plus souvent par distillation à la vapeur d’eau. Les molécules odorantes contenues dans la plante sont entraînées par la vapeur, puis condensées et séparées de l’eau pour former l’huile essentielle. Contrairement à ce que son nom pourrait suggérer, une huile essentielle n’est pas une huile au sens lipidique : il s’agit d’un mélange complexe de composés aromatiques naturels, principalement des terpènes, alcools, esters, cétones ou oxydes. Les huiles essentielles peuvent être obtenues à partir de différentes parties de la plante : fleurs, feuilles, racines, bois, résines. Certaines plantes particulièrement riches en composés aromatiques, comme la lavande, le romarin ou le patchouli , se prêtent bien à cette méthode d’extraction. D’autres fleurs très fragiles, comme le jasmin ou la tubéreuse, supportent mal la chaleur de la distillation et sont plutôt extraites au solvant pour produire des absolus.
Origine : naturelle.
À noter : les huiles essentielles sont des substances très concentrées. Leur composition chimique peut comporter des molécules naturellement présentes dans les plantes, comme le linalol, le limonène ou le citral, qui sont également répertoriées parmi les allergènes parfumants lorsqu’elles dépassent certains seuils dans les produits cosmétiques. Les huiles essentielles peuvent être également toxiques pur pour l'environnement à des doses non maîtrisées.
L’IFRA est l’International Fragrance Association, l’organisation mondiale qui représente l’industrie du parfum et des compositions parfumées. Créée en 1973, elle regroupe les principaux fabricants de parfums et de matières parfumantes et a pour mission d’encadrer l’utilisation des ingrédients parfumants afin de garantir la sécurité des consommateurs et la protection de l’environnement. L’IFRA élabore et met régulièrement à jour les Standards IFRA, un ensemble de règles qui déterminent les conditions d’utilisation de certaines substances parfumantes. Ces standards peuvent : interdire l’utilisation de certaines matière, limiter leur concentration dans les formules, restreindre leur usage selon le type de produit (cosmétique, parfum d’intérieur, détergent, etc.).
Ces recommandations reposent sur les évaluations scientifiques du RIFM (Research Institute for Fragrance Materials), organisme indépendant chargé d’étudier la sécurité des ingrédients parfumants.
Les standards IFRA sont aujourd’hui largement appliqués dans l’industrie du parfum et servent de référence dans de nombreuses réglementations internationales, notamment dans l’Union européenne.
À noter : les règles IFRA concernent l’usage des ingrédients dans les produits finis, et tiennent compte du type d’exposition du consommateur. Ainsi, un même ingrédient peut être autorisé dans certaines catégories de produits mais limité ou interdit dans d’autres.
INCI signifie International Nomenclature of Cosmetic Ingredients. Il s’agit du système international de nomenclature normalisée des ingrédients cosmétiques, utilisé pour identifier de manière claire et uniforme les substances entrant dans la composition des produits cosmétiques.
Les ingrédients doivent être mentionnés sur l’étiquette du produit sous leur nom INCI, généralement en latin pour les ingrédients d’origine végétale et en anglais ou en nomenclature chimique pour les substances synthétiques ou transformées. Les ingrédients sont listés par ordre décroissant dans la composition.
L'INCI est obligatoire pour les parfums et cosmétiques. Elle n'est pas obligatoire pour les parfums d'intérieur.
Le jus désigne le liquide parfumé prêt à être utilisé, c’est-à-dire la composition finale obtenue après dilution du concentré de parfum dans son support — le plus souvent de l’alcool pour les parfums alcooliques.
Le jus correspond donc au parfum tel qu’il se présente dans le flacon, après les différentes étapes de fabrication : mélange, macération ou maturation, puis filtration si nécessaire.
Le musc blanc désigne un registre olfactif inspiré des muscs synthétiques modernes, caractérisé par des notes douces, propres, cotonneuses et légèrement poudrées. Il évoque souvent l’odeur du linge fraîchement lavé, de la peau propre ou d’un savon délicat.
Contrairement au musc naturel historique, issu du chevrotain porte-musc (Moschus spp.), le musc blanc est une reconstitution moderne reposant sur différentes molécules synthétiques appartenant à la famille des muscs. Ces molécules ont été développées au cours du XXᵉ siècle pour remplacer les matières animales tout en offrant des odeurs plus propres et plus lumineuses. Les muscs blancs sont généralement utilisés dans les notes de fond, où ils apportent douceur, diffusion et tenue au parfum. Ils jouent souvent un rôle de liant dans la composition, adoucissant les accords et donnant une impression de confort et de propreté. Le terme musc blanc ne correspond donc pas à une matière première unique, mais plutôt à une famille d’effets olfactifs associant plusieurs muscs synthétiques et parfois des notes florales ou poudrées. Origine : synthétique
Nom masculin. Désigne aujourd’hui une famille d’odeurs caractérisées par des notes douces, enveloppantes et légèrement poudrées, souvent associées à la sensation de peau propre ou de linge fraîchement lavé. Ces notes jouent un rôle important dans la texture et la tenue des parfums, en apportant profondeur et diffusion.
Historiquement, le musc naturel provenait d’une sécrétion odorante produite par le chevrotain porte-musc (Moschus spp.), un petit mammifère d’Asie centrale. Cette matière animale très puissante était utilisée en très faibles quantités dans la parfumerie classique.
Aujourd’hui, l’utilisation de ce musc naturel a pratiquement disparu, les espèces concernées étant protégées et strictement réglementées. La parfumerie moderne utilise donc presque exclusivement des muscs synthétiques, capables de reproduire certaines facettes olfactives du musc tout en offrant une grande variété de nuances.
On distingue plusieurs grandes familles de muscs synthétiques :
muscs nitrés (historiquement utilisés, aujourd’hui abandonnés)
muscs polycycliques
muscs macrocycliques, souvent considérés comme plus proches de l’odeur du musc naturel.
Les muscs sont généralement utilisés dans les notes de fond, où ils contribuent à prolonger la perception du parfum et à lui donner une sensation de douceur et de rondeur.
Origine : synthétique
Nom féminin. Période de repos durant laquelle un parfum fraîchement composé, est laissé au repos pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Ce temps de maturation permet aux différentes matières odorantes de s’harmoniser et de se stabiliser, donnant au parfum un profil olfactif plus équilibré.
Pendant la macération, certaines interactions physico-chimiques peuvent se produire entre les composants de la formule. Les molécules les plus volatiles, les solvants et les matières odorantes trouvent progressivement un équilibre dans le mélange, ce qui peut affiner la diffusion et la perception du parfum.
La durée de macération varie selon la nature de la composition et les pratiques des maisons de parfum, mais elle peut aller de quelques jours à plusieurs semaines.
Nom féminin. Désigne le temps de repos accordé à un parfum après sa formulation, afin de permettre aux différentes matières odorantes de se stabiliser et de s’harmoniser. Cette étape intervient généralement après le mélange du concentré parfumé avec son support — le plus souvent de l’alcool pour les parfums alcooliques.
Durant la maturation, les composants de la formule atteignent progressivement un équilibre physico-chimique : les molécules se répartissent de manière plus homogène dans le mélange et certaines interactions entre les ingrédients peuvent modifier légèrement la perception olfactive. Le parfum gagne alors en cohérence, en rondeur et en stabilité.
La durée de maturation varie selon la composition, les matières premières utilisées et les pratiques de fabrication. Elle peut aller de quelques jours à plusieurs semaines, voire davantage pour certaines formules complexes.
La maturation est souvent suivie d’une phase de filtration, destinée à éliminer d’éventuelles impuretés ou particules apparues pendant ce temps de repos.
Nom masculin. Désigne le parfumeur, c’est-à-dire la personne spécialisée dans la création et l’évaluation des parfums. Grâce à un sens de l’odorat particulièrement développé et à une longue formation, le nez est capable d’identifier, de mémoriser et d’associer des centaines, voire des milliers de matières odorantes afin de composer de nouvelles fragrances. Le travail du nez consiste à imaginer, équilibrer et affiner des compositions parfumées en assemblant des matières premières naturelles, synthétiques ou d’origine naturelle. Cette activité requiert à la fois sensibilité artistique, mémoire olfactive et rigueur technique. La formation d’un parfumeur est généralement longue : elle demande souvent plusieurs années d’apprentissage au sein d’une maison de composition ou d’une école spécialisée avant de pouvoir créer des parfums de manière autonome. Les nez experts en compositions majoritairement ou exclusivement naturelles sont rares.
Nom féminin. Désigne une variation subtile dans la perception d’une odeur. Elle correspond à une facette particulière d’une matière première ou d’un accord, qui enrichit et précise la lecture olfactive d’un parfum. Une même matière peut ainsi présenter plusieurs nuances. Par exemple, la rose peut être perçue comme fraîche, miellée, fruitée ou légèrement épicée selon sa variété, son origine géographique ou son mode d’extraction. De même, le patchoulipeut révéler des nuances boisées, terreuses, chocolatées ou camphrées. Les nuances sont essentielles au travail du parfumeur : elles permettent d’affiner une composition, de créer de la profondeur et d’apporter de la complexité à un parfum. Dans l’analyse olfactive, parler de nuances revient donc à décrire les différentes facettes sensorielles qui composent une odeur.
La note de cœur constitue la partie centrale d’une composition parfumée. Elle apparaît après l’évaporation des notes de tête, généralement quelques minutes après l’application ou la diffusion du parfum, et forme le caractère principal de la fragrance.
La note de fond constitue la partie la plus persistante et la plus profonde d’un parfum. Elle apparaît progressivement après l’évaporation des notes de tête et le développement des notes de cœur, et peut rester perceptible pendant plusieurs heures, parfois plus longtemps selon la composition.
Les notes de fond sont généralement composées de matières peu volatiles, dont les molécules s’évaporent lentement. Elles apportent tenue, structure et profondeur à la fragrance, et participent souvent à l’empreinte durable du parfum sur la peau ou dans l’air.
La note de tête correspond aux premières odeurs perçues lors de l’application ou de la diffusion d’un parfum. Elle se manifeste immédiatement et donne la première impression olfactive de la composition.
Les notes de tête sont généralement constituées de matières très volatiles, dont les molécules s’évaporent rapidement. Elles apportent souvent une sensation de fraîcheur, de vivacité ou de légèreté, mais leur présence est relativement brève.
La saponification est la réaction chimique qui permet de fabriquer du savon. Elle se produit lorsque descorps gras, huiles ou beurres végétaux, réagissent avec une base alcaline. La saponification est un procédé connu depuis l’Antiquité. Des formes primitives de savon étaient déjà fabriquées à partir de graisses et de cendres végétales riches en potasse.
La saponification à froid est une méthode de fabrication du savon dans laquelle la réaction chimique entre les corps gras(huiles ou beurres végétaux) et une base alcaline, généralement l’hydroxyde de sodium (NaOH), se produit sans cuisson prolongée.
Les huiles et la solution alcaline sont mélangées à température modérée. La pâte obtenue est ensuite versée dans des moules, où la réaction de saponification se poursuit naturellement. Les savons sont ensuite démoulés et laissés en cure pendant plusieurs semaines, le temps que la réaction s’achève et qu’une partie de l’eau s’évapore.
Ce procédé permet notamment de :
préserver les propriétés de certaines huiles végétales
conserver la glycérine naturellement formée lors de la saponification
produire des savons souvent plus doux et plus riches en corps gras non saponifiés.